Pêche au Costa Rica (Nosara Garza)

Jigging & Popping

 Pêche au Costa Rica avec Capt. Nino - Popping et jiggin pour le thons, Sériole, Mérou, snapper, coq

Cela faisait un bout de temps que nous souhaitions changer de destination, après plusieurs recherches, le Costa Rica s'est avéré être le meilleur Spot par sa proximité et par les résultats de pêche que l'on pouvait voir dans les magasines spécialisés. Rod avait communiqué avec Rodolpho Dodero pour dénicher un endroit idéal pour le jigging et le popping et par surcroit un territoire pas trop exploité. Après consensus, nous avons orienté nos espoirs vers le Nord du Costa Rica où le Thon jaune était supposé être en grand nombre entre le mois d'août et octobre.

Dès la sortie de l'aéroport, on pouvait observer un paysage verdoyant, une nature luxuriante, des coins vierge où la modernité était absente. De quoi nous réjouir en tant que pêcheur explorateur. Certes septembre n'était pas la période la plus ensoleillée, mais la température était très agréable pour la pêche sportive. Au départ, nous étions censés être basés plus au Nord à "Cuajiniquil", mais le guide que nous avions réservé nous a laissé tomber deux semaines avant le départ. Alors, nous nous sommes rabattu 100 km plus au Sud dans la commune de "Nosara" où le Capitaine "Nino" exerce son métier de guide de pêche. Rod avait pris contact avec lui par l'intermédiaire de Rodolpho Dodero, un des meilleurs guides de pêche de Costa Rica. L'équipe était constituée de mes acolytes habituels (Rod, Mat, François) de vrais maniaques de pêche!

Nosara Garza

Arrivée à l'aéroport de Liberia, nous avons loué un véhicule pour parcourir les 120km qui nous séparait de la petite ville de “Nosara Garza”, il nous a fallu près deux heures pour arriver à destination, la limite de vitesse et la largeur des routes ne pemettaient pas de faire de la F1 (Pura vida!). À "Nosara", l'hôtel est situé dans une ruelle, l'hôtel ressemblait plus à un "lodge" qu'un hôtel, néanmoins, il a répondu parfaitement à nos besoins de pêcheurs. Localisé à 150 mètres de la plage, tout se fait à pied et sans stress. Les chambres sont très rudimentaires, lits double, climatiseur, douche, toilette, le strict minimum. Cependant, le "lodge" possédait une piscine, ce qui était un vrai luxe pour dégourdir les muscles brulés par jigging. Les déjeuners et repas ne sont pas inclus, la propriétaire du restaurant (Fernanda) s'est occupé de nous faire le petit-déjeuner et souper à tous les jours, elle était très charmante et elle est même devenue, la personne la plus importante de notre bien-être. Il y a une petite épicerie dans le village et c'est tout.

Nos attentes étaient élevées par rapport à cette nouvelle destination, on voulait prendre une multitude d'espèce de poisson. Évidemment, toujours aux jigs et aux poppers et surtout on voulait prendre du poisson au "Slow jig", on visait les thons, amberjacks, méroux, snappers, etc.Nino est venu nous rencontrer à l'hôtel dès notre arrivée et avait déjà planifié les activités de la semaine. Un personnage de peu de mots, mais qui connaissait parfaitement son coin de pays et qui se révéla être un excellent guide de pêche, professionnel et très gentil.

Le bateau est encré à 500 mètres de la plage, donc pour monter abord, nous devions prendre une petite chaloupe à partir de la plage. Les journées de pêche commençaient par un rituel plus ou moins acrobatique, le tout sous la surpervision d'un local, dont la tâche était seulement d'amener les pêcheurs vers les bateaux encrés. Le bateau de Nino a une longueur de 28' muni d'un moteur Suzuki 200 CH, une console centrale, un SunRoof, de l'équipement électronique (Radio, Sonar et GPS), surtout fonctionnel et en bon état.

La côte de Nosara est très escarpée, formée d'un ensemble de petites baies de sable brun noir. Les eaux n'étaient pas très profondes, la profondeur variait entre 80 à 170 pieds, il faut naviguer 12-15 km au large pour retrouver des profondeurs de 350 pieds. La couleur de l'eau était moins cristalline qu'à Cuba ou au Mexique, elle avait une couleur verdâtre, même parfois boueuse à cause du limon contenu dans les rivières en cru (saison des pluies). L'endroit est aussi réputé pour ses "Snook", mais nous n'avions pas eu le temps de l'essayer, malgré que nous avions tout le nécessaire.

À deux reprises nous avons tenté notre chance avec le fameu poisson au Coq, une fois aux poppers et une autre fois à la traîne avec une grosse bonite. La première fois, c'est le Coq qui a gagné en cassant le leader de Mathieu après 15 minutes de combat. La deuxième fois, c'est le poisson qui a été ramené à bord, à l'aide d'une belle bonite vivante.

Les journées de pêche durent à peu près 10 heures, boissons douces, bières et permis de pêche sont inclus dans le prix. Même que la femme de Nino nous préparait un "lunch" à chaque jour, une boite contenant du riz, haricot noir et poisson ou poulet. Nino offre aussi des forfaits en demi-journée pour ceux qui sont un peu moins téméraires.

Au niveau des équipements de pêche, nous avions apporté:



En général, nous pêchions non loin de la côte (1-2 km), sauf pour les Snappers où l'on devait parcourir quelque miles. Le fond descendait très progressivement, on retrouvait de petites butes sous-marines où la vie aquatique était en abondance. Le sonar était parfois noir de poisson, surtout autour de ces structures naturelles. Rare était les passes sans prises à bord, l'action ne manquait pas, moindrement que l'endroit ne produisait pas ou plus, on se déplaçait. Nous avons pris beaucoup "Bonite du Pacifique" et souvent le jig n'avait même pas le temps d'atteindre le fond, que le leurre était attaqué. La vie marine est très riche, des tortues, baleines, dauphins. Le fond de l'océan grouillait de vie et souvent cela se passait aussi en surface, de quoi créer un petit bordel dans le bateau entre les "poppeux" et "les jiggeux". Les chasses de thons jaunes sont toujours impressionnante, surtout lorsque le leurre se fait gober juste au moment où il tombe à l'eau. Les meilleurs leurres étaient le Halco 105 ainsi que le flapper de Ranger.

C'était la première fois que j'essayais le "Slow Jigging", une pêche de finesse qui permet d'attraper les poissons de toutes tailles et de tout genres. Avec un montage fin, on sentait parfaitement le jig travailler, la moindre touche ou coup de tête était détectable, les hameçons de SLOW sont redoutables (qui s'y touche s'y pique). Cette technique a permis de prendre tous les RED snappers durant le séjour, souvent le jig vient juste de cogner le fond, qu'il y avait déjà un poisson dessus. Les jigs de type Slow sont conçus pour générer de l'action lorsqu'ils sont en chute libre, ils tombent en oscillant et en nageant dans tous les sens. Les poissons ne peuvent résister ! Le combat est un peu différent avec une canne de SLOW, on ne peut pas forcer avec la canne, il faut utiliser le moulinet. La canne est trop mince pour que l'on puisse lever la prise vers la surface. On doit pointer la canne dans l'eau, ramener tranquillement, tout en accompagnant le poisson dans ses déplacements. (Walk the dog) La difficulté avec Slow jigging, c'est la dérive du bateau causé par le courant et le vent, la ligne doit toujours être à la verticale pour bien sentir les touches. D'ailleurs, nous allons apporter un "parachute" à notre prochain voyage, cela ralentira la dérive et augmentera le temps sur les spots.

Après 60 heures sur l'eau à quatre pêcheurs, plus de 300 poissons ont été pris. Évidemment, la grande majorité nagent encore dans l'océan Pacifique.

Pour l'équipement de JIGGING, visitez nous sur le site de PECHE SUD

Gallerie de photos



Informations complémentaires

Je recommande des jigs autour de 200 gr, le modèle Zero Dropper vert or et le Katana blue ont très bien fonctionné pour le "Speed". Quand au Slow jig, les nouveaux modèles en test ont été les meilleurs, disponible pour 2018. Un leader de 60-80 est requis pour le "speed" et en Slow, un 30-40 lb sera parfait. Noter que la grosseur de la tresse utilisée pour le SLOW Jigging doit être le plus fin possible (20-40lb), sinon la ligne "drag" et ça devient beaucoup moins efficace. Nous avons seulement mis deux hameçons de "Slow" par jig, à quatre hameçons, décrocher les poissons devenaient dangereux !

Utiliser un "FG KNOT" pour relier la tresse à l'avançon et un "Uni Knot ou Chain Knot ou SAN DIEGO JAM knot" pour relier le leurre à l'avançon. La longueur de l'avançon est d'environ 3-4 mètres.

Pour plus d'information sur la technique et les noeuds de jigging, allez voir Technique de pêche Jigging